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mars 2011

AUSCHWITZ I

AUSCHWITZ II (Birkenau)

AUSCHWITZ III (Monowitz), totalement détruit

les camps ont été en activité du 20 mai 1940 au 27 janvier 1945

d'abord camps de concentration puis camps d'extermination

Vendredi 27 mars 1942

Le convoi n° 1 part de la gare de Drancy.

Un train a été spécialement affrété à cet effet par la SNCF,

facturé aux SS sous la rubrique "départ en vacances".

Ils sont avec leur famille, leurs amis.

Le voyage dure trois jours, ils sont debout, entassés, sans nourriture, sans hygiène.

La chaleur et l'odeur sont insupportables.

À Brzezinka (Birkenau), ils sont poussés sur la Judenrampe, encore vivants ou déjà morts.

Les survivants sont séparés, sélectionnés.

Ils vont à pied à Auschwitz (3km) ou à Birkenau (1km).

Ils ne reviendront pas.

Dimanche 20 mars 2011

Nous sommes à l'aéroport de Roissy.

Nous y retrouvons de la famille et des amis

avec lesquels nous avons décidé de faire ce voyage.

Beaucoup d'entre eux sont avec leurs enfants.

Notre vol dure deux heures, l'avion est spécialement affrété pour nous.

Nous sommes confortablement assis, on nous sert un petit déjeuner.

A Cracovie, un car nous conduit sur le site.

Nous allons à Birkenau puis à Auschwitz.

Nous reviendrons chez nous ce soir.

Shoah - Kenji Kawai
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Birkenau (Brzezinka)

Birkenau (Brzezinka)

Le site est choisi en raison de son activité minière qui le rend facilement accessible par voie ferrée. La population polonaise est chassée voire massacrée afin de permettre la construction du camp.

la Judenrampe

la Judenrampe

Qu'elle est haute, la marche du wagon ! Combien tombent en descendant, épuisés par le voyage inhumain ? Combien meurent sous les coups de crosse ?

la Judenrampe

la Judenrampe

Sous les hurlements des SS et les aboiements des chiens s'opère d'abord la séparation. Les hommes d'un côté, les femmes et les enfants de l'autre. Familles à jamais déchirées et anéanties...

la Judenrampe

la Judenrampe

Le médecin SS, sanglé dans son uniforme impeccable, opère ensuite la sélection, qui ne concerne que les juifs. Un simple geste de sa badine, en sifflotant son air d'opéra favori. Femmes enceintes, enfants, vieillards et infirmes sont immédiatement gazés. Les hommes et femmes valides de plus de 15 ans iront mourir au camp.

Brzezinka

Brzezinka

Nous parcourons le kilomètre qui sépare la Judenrampe du camp de Birkenau. De petites maisonnettes ont été reconstruites, leur jardinet donne sur le camp ou sur le wagon. Drôle de devoir de mémoire !

Birkenau, la Porte de la Mort

Birkenau, la Porte de la Mort

Par cette porte passent chaque jour des quotas froidement calculés. La Bête Immonde n'est jamais rassasiée. Ils ont été traqués, trahis, torturés... Détresse inimaginable des oubliés du monde !

Birkenau

Birkenau

Le raccordement de la voie ferrée date du printemps 1944. Elle est la conséquence de l'arrivée massive des juifs hongrois et permet d'accéder plus rapidement aux chambres à gaz. On aperçoit le quai de débarquement avec son wagon...

Birkenau

Birkenau

Je suis frappé par l'immensité de cette usine à mort de 177ha. Une répulsion viscérale et une peur ancestrale m'envahissent. Il règne ici un écrasant sentiment de solitude glacée...

Birkenau

Birkenau

Miradors, barbelés électrifiés, éclairage permanent. Les gardiens ont droit de vie et de mort. Ils n'ont pas de comptes à rendre, leur zèle est toujours récompensé.

Birkenau, le quai de débarquement

Birkenau, le quai de débarquement

Ici se joue le destin des arrivants juifs. Peut-être vaut-il mieux être assassiné immédiatement que de subir le calvaire du camp ?

Birkenau

Birkenau

La brique rouge des premiers baraquements laisse vite la place au bois, plus facile à travailler et plus économique.

Birkenau

Birkenau

La plupart de ces baraques ont été détruites, ne laissant subsister que l'alignement obscène des cheminées des poêles.

Birkenau, le "Sauna" central

Birkenau, le "Sauna" central

Tout nouvel arrivant est immédiatement conduit ici, il est enregistré, dépouillé de ses vêtements et objets personnels, rasé sur tout le corps, tondu et tatoué. Il n'est plus qu'un numéro, l'anéantissement vient de commencer... La nudité des arrivants permet également de dépister des femmes enceintes ou des infimes passés inaperçus sur le quai de débarquement. Ils rejoindront le contingent des Nacht und Nebel.

Birkenau, le "Sauna" central

Birkenau, le "Sauna" central

Les vêtements sont désinfectés et nettoyés dans des autoclaves et les détenus désinfectés et douchés. La douche est glacée ou brûlante, selon l'humeur des gardiens.

Birkenau, le "Sauna" central

Birkenau, le "Sauna" central

Nus et mouillés, dans le froid, les détenus attendent qu'on leur distribue leur costume rayé et leur gamelle. Ce sera dorénavant leur seul bien... Puis vient l'appel...

Birkenau, le "Sauna" central

Birkenau, le "Sauna" central

Tous les objets personnels sont stockés dans les entrepôts "Kanada" (le Canada symbolisant les pays riches). Tout est réutilisé au maximum au bénéfice du Reich. Les chaussures en cuir sont reconverties en courroies de transmission pour les véhicules, les cheveux servent à faire du tissu etc.

Birkenau

Birkenau

Les détenus pensaient qu'ils partaient dans des camps de travail et apportaient avec eux leur matériel. On a ainsi dénombré plus de 8 000 machines à coudre !

Birkenau, le quartier des hommes

Birkenau, le quartier des hommes

Les détenus s'entassent sur trois niveaux. Ils sont parfois six à dormir sur le même grabat (coya), sur de la paille infestée de vermine, voire à même la planche de bois. Ils partagent un semblant de couverture. Pas de réfectoire, les "repas" sont pris debout ou assis sur le lit, qui doit être fait impeccablement tous les matins sous peine de sévices corporels. Pas d'hygiène, odeur infecte, promiscuité intolérable...

Birkenau, les baraques des hommes

Birkenau, les baraques des hommes

Un poêle assure le "chauffage" du baraquement au moyen d'une conduite percée de trous. Il ne fonctionne qu'au bon vouloir des gardes. L'été est torride, ils n'ont pas d'eau. L'hiver, il peut faire -30°, ils sont presque nus.

Birkenau, les latrines

Birkenau, les latrines

Deux baraquements servent de latrines. L'abjection est inconcevable. Tout se fait sur ordre et quiconque déroge à la règle est immédiatement exécuté. Les détenus entrent par groupes, satisfont à leurs besoins dans un temps imposé puis laissent la place au groupe suivant après avoir nettoyé sommairement leur place avec leurs mains ou leurs vêtements...

Birkenau, les latrines

Birkenau, les latrines

Puis le ScheisseKommando achève le nettoyage, toujours sans le moindre ustensile. Le personnel de ce kommando est "privilégié" : son odeur est si insoutenable que même les gardiens rechignent à s'en approcher, lui épargnant ainsi, parfois, des sévices corporels.

Birkenau

Birkenau

En théorie, les détenus travaillent 6 jours. Le 7e jour est réservé à la toilette. Dans les faits, les détenus travaillent tous les jours et la toilette se fait en moyenne tous les 2 mois, en utilisant une canalisation d'eau glacée percée de petits trous.

Birkenau

Birkenau

En cas d'attaque aérienne, les nazis disposent d'abris souterrains.

Birkenau

Birkenau

En dehors des gardiens, les SS font appel aux kapos, prisonniers de droit commun ou politiques, chargés de surveiller leurs co-détenus. Ils sont recrutés parmi les criminels allemands les plus violents et leur zèle dépasse souvent celui des gardiens, leur procurant ainsi quelques menus avantages. Leur cruauté est sans limite : leur distraction favorite est l'éclatement des organes génitaux à coups de bâton !!!

Birkenau, les cuisines

Birkenau, les cuisines

Elles sont situées dans le quartier des femmes, totalement séparé de celui des hommes. Le personnel, le plus souvent polonais, détourne, avec l'accord des gardiens, une partie de la nourriture. L'apport calorique quotidien est évalué à 1000 calories. La dénutrition s'ajoute aux épidémies, au froid, à l'épuisement, aux sévices, pour décimer les prisonniers.

Birkenau, l'alimentation

Birkenau, l'alimentation

Le matin, ½ litre de succédané de café et 300g de pain fait avec du son et de la sciure. Le midi et le soir, 1 litre de "soupe" de chou ou de navet, 5 fois par semaine, et 1 litre de soupe épaisse de rutabaga avec parfois quelques pommes de terre pourries les 2 autres jours. 25g de margarine 5 fois par semaine, 75g de saucisse 1 fois par semaine et 20g de marmelade voire de fromage blanc 1 fois par semaine.

Birkenau, le quartier des femmes

Birkenau, le quartier des femmes

Si le travail des hommes présente un véritable intérêt pour les SS, les femmes sont le plus souvent soumises à des tâches absurdes n'ayant pour seul but que leur mort par épuisement. Simone Weil a ainsi raconté qu'elle déplaçait des pierres de gauche à droite pour les replacer de droite à gauche, jour après jour.

Birkenau, les chambres à gaz

Birkenau, les chambres à gaz

La chambre à gaz est précédée d'une salle de déshabillage. On y descend par quelques marches de pierre, on s'y dénude totalement et on plie soigneusement ses vêtements de façon à les retrouver après la "douche". La chambre à gaz, au bout de la salle, est effondrée, de même que le toit de la salle de déshabillage.

Birkenau, les chambres à gaz

Birkenau, les chambres à gaz

L'agonie dure 20 à 25 minutes. Pour étouffer les cris des suppliciés, on fait marcher à plein régime le moteur d'un camion. On gaze environ 2 000 détenus à la fois. Plus tard, la chambre à gaz sera construite de plain-pied afin de gagner du temps.

Birkenau, les crématoires

Birkenau, les crématoires

Le SonderKommando sort les corps des chambres à gaz et les emporte vers les fours crématoires après avoir arraché les dents en or, qui seront fondues, ainsi que tout l'or prélevé à l'arrivée. Le tout sera réexpédié à Berlin sous forme de lingots. Il n'est pas rare que les détenus du SonderKommando reconnaissent des amis ou leur famille. Ils sont régulièrement exécutés et remplacés afin qu'ils ne puissent pas témoigner.

Birkenau, les crématoires

Birkenau, les crématoires

Le 7 octobre 1944, 250 prisonniers du SonderKommando se révoltent et détruisent partiellement le crématoire IV grâce à des explosifs subtilisés par des femmes travaillant à l'usine d'armement. Tous exécutés, ils ont choisi de mourir dignement.

Birkenau, les crématoires

Birkenau, les crématoires

Les cendres sont recueillies dans de petits wagonnets et sont réutilisées pour fabriquer de l'engrais.

Birkenau, les bûchers

Birkenau, les bûchers

Avec l'arrivée des juifs hongrois, le rendement des fours crématoires devient insuffisant. On édifie alors de grands bûchers sur ce terre-plein, constitués de couches de bois et de corps empilés. On brûle ainsi jusqu'à 4 000 corps par bûcher.

Birkenau, les bûchers

Birkenau, les bûchers

Monument en mémoire des victimes des bûchers.

Birkenau, les bûchers

Birkenau, les bûchers

Que d'horreurs raconteraient ces arbres s'ils pouvaient parler...

Birkenau, les bûchers

Birkenau, les bûchers

Alex, membre d'un SonderKommando, a pu se procurer un appareil photo et faire développer la pellicule. Il nous laisse 3 photos de ces bûchers, unique et extraordinaire témoignage de cette barbarie.

Birkenau, les bûchers

Birkenau, les bûchers

Les cendres sont dispersées dans ce petit lac.

Birkenau, station d'épuration

Birkenau, station d'épuration

L'imagination nazie n'ayant pas de limites, ils construisent une station d'épuration destinée à recycler les excréments des détenus sous forme de gaz méthane. Ce projet n'a jamais abouti.

Birkenau, le mémorial

Birkenau, le mémorial

Construit sur une terrasse, le Mémorial est constitué de 21 plaques dont le texte identique est écrit en autant de langues.

Birkenau, le mémorial

Birkenau, le mémorial

La plaque commémorative.

Birkenau

Birkenau

Tous ces gens, je les connais... Toutes ces photos, je les ai vues... Ils sont ma famille à tout jamais disparue...

Birkenau

Birkenau

Image émouvante...

Birkenau

Birkenau

Ici, je réalise douloureusement que la Shoah n'est pas seulement affaire de chiffres et de statistiques. Ici, j'ai marché dans les pas des suppliciés...

Nous quittons l'enfer de Birkenau

Nous quittons l'enfer de Birkenau

Nous avons une heure pour déjeuner. On nous a demandé à Paris de ne pas laisser ici le moindre zloty. Nous avalons machinalement et en silence le repas que nous avons apporté. Puis nous nous dirigeons vers Auschwitz I...

 
la sinistre entrée du camp

la sinistre entrée du camp

"le travail rend libre" Cynisme nauséabond des nazis

la conférence de Wannsee

la conférence de Wannsee

Le 20 janvier 1942, 15 hauts fonctionnaires nazis se réunissent sous la direction de Reinhard Heydrich dans la banlieue de Berlin. Il s'agit d'appliquer la "solution finale" aux 11 millions de juifs d'Europe. Cette décision ne soulève aucune opposition parmi les participants. Les discussions portent seulement sur le sort des demi-juifs et des conjoints d'aryens. L'objectif ne sera atteint qu'à moitié...

les convois

les convois

Les convois se succèdent à partir du 27 mars 1942.

les convois

les convois

La SNCF facture les transports aux nazis sous la rubrique "voyages de vacances".

Auschwitz

Auschwitz

En venant de Birkenau, Auschwitz I, ancienne caserne désaffectée, a presque un aspect propret et sympathique. Ne nous y trompons pas... La vie n'est pas belle, ici !

Auschwitz, confiscation des biens

Auschwitz, confiscation des biens

Une vie violée, volée, massacrée, se cache derrière chacun de ces objets...

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz

Auschwitz

Confiscation des biens.

Auschwitz, la place de l'orchestre

Auschwitz, la place de l'orchestre

Les convois qui arrivent et les détenus qui sortent le matin et reviennent le soir sont accueillis au son de l'orchestre du camp. Les musiciens travaillent à la cuisine, située juste derrière.

Auschwitz

Auschwitz

Tout détenu qui pénètre dans cette étroite bande de terrain est immédiatement abattu par le garde du mirador.

Auschwitz, la place d'appel

Auschwitz, la place d'appel

L'appel a lieu à toute heure, de préférence le soir lorsque les détenus reviennent harassés du travail. Tout le monde sort des baraques et forme des groupes de 10. L'appel dure plusieurs heures, 4 à 5 en moyenne, jusqu'à 19 ! Interdiction formelle de bouger sous peine d'exécution immédiate. Beaucoup meurent de froid ou d'épuisement.

Auschwitz, la potence

Auschwitz, la potence

À l'occasion de l'appel, on pend les évadés repris ou les otages, selon le principe de la responsabilité collective. Les exécutions ont lieu en musique.

Auschwitz, le bloc 11

Auschwitz, le bloc 11

Dans cet enfer inimaginable se trouve le bloc 11, la prison, un enfer dans l'enfer, encore plus abominable, encore plus terrifiant...

Auschwitz, le bloc 11

Auschwitz, le bloc 11

Un simulacre de tribunal juge les détenus.

Auschwitz, le bloc 11

Auschwitz, le bloc 11

Le détenu attend dans cette petite cellule. La sentence est toujours la même : la mort. L'exécution peut se faire selon diverses modalités mais dans tous les cas, humiliation suprême, le détenu est dépouillé de ses vêtements et est exécuté nu. Les balles troueraient les vêtements, le sang les souilleraient...

Auschwitz, le bloc 11

Auschwitz, le bloc 11

Certains condamnés sont pendus par les bras retournés dans le dos. Au bout de 2-3 jours, ils sont "délivrés" mais leurs muscles déchirés ne leur permettent plus de travailler. Ils sont alors gazés. D'autres sont bastonnés. Ils doivent compter les coups à voix haute et en allemand. En cas d'erreur, on recommence à zéro.

Auschwitz, le bloc 11

Auschwitz, le bloc 11

Dans cette cellule, on meurt de faim sous l'oeil intéressé des médecins, qui observent et consignent les réactions du condamné. Dans d'autres cachots sans fenêtre, on meurt d'étouffement.

Auschwitz, le bloc 11

Auschwitz, le bloc 11

Les cellules d'épuisement (standing cells) sont des espaces clos d'1m² dans lesquels sont enfermés 4 condamnés nus. Une petite aération leur permet de respirer, prolongeant leur agonie. Ils restent debout jusqu'à la mort.

Auschwitz, le bloc 20

Auschwitz, le bloc 20

Encore appelé l'"hôpital", on y fait des expériences pseudo-médicales, de préférence sur des détenus vivants. Les survivants sont tués par injection de phénol dans le coeur. Les enfants ont payé un lourd tribut : dissection de jumeaux, injections dans les yeux pour en changer la couleur etc. Et au bout des souffrances, la mort, toujours...

Auschwitz, les chambres à gaz

Auschwitz, les chambres à gaz

Pénétrer dans cet endroit est particulièrement éprouvant. Les murs sont griffés, les orifices au plafond toujours menaçants. Nous sommes au coeur du lieu du crime, tout devient palpable. Ce n'est plus un point de détail de l'Histoire, c'est l'histoire de millions de points de détail. La gorge se serre...

Auschwitz, les chambres à gaz

Auschwitz, les chambres à gaz

D'abord expérimenté sur des prisonniers russes, le Zyklon B se révèle être le gaz le plus efficace pour l'élimination massive. Il se dégage au contact de la chaleur humaine. On chauffe parfois la salle pour accélérer le processus.

Auschwitz, les chambres à gaz

Auschwitz, les chambres à gaz

Il faut environ 7kg de cristaux pour tuer 2 000 personnes en 20 minutes. 79 tonnes commandées en 1942, 119 en 1943, les besoins augmentent... Comble de l'ironie, c'est IGFarben qui produit le gaz, là où travaillent les détenus...

Auschwitz, les chambres à gaz

Auschwitz, les chambres à gaz

C'est par cette sinistre trappe qu'est déversé le Zyklon B...

Auschwitz, les crématoires

Auschwitz, les crématoires

Le scénario macabre se poursuit au fil des heures et des jours, immuable, terrifiant d'efficacité...

Auschwitz, les crématoires

Auschwitz, les crématoires

Tout à l'air si simple, si routinier...

Auschwitz

Auschwitz

Cette urne contient quelques cendres, tout ce qui reste de plus d'un million d'êtres humains, tout ce qui reste d'humanité dans ce lieu inhumain...

Auschwitz, Rudolf Höss

Auschwitz, Rudolf Höss

Directeur principal du camp, il est pendu le 16 avril 1947 à cette potence, spécialement dressée pour lui et utilisée uniquement à cette occasion. Elle fait face au crématoire...

Auschwitz

Auschwitz

Un dernier regard sur ces bougies tremblotantes, que le moindre souffle de vent peut éteindre... Comme se sont éteintes ici tant de vies sur un simple signe de tête, sur un simple claquement de doigts...

Auschwitz

Auschwitz

Oublier ? Comment oublier ?

Nous quittons Auschwitz.

 

Un dernier regard sur cette désolation...

Ici, tout a été soigneusement pensé, prévu, programmé, optimisé,

pour que chaque instant de la vie du détenu soit souffrance.

 

La machine à mort a minutieusement assassiné de pauvres gens

qui ne présentaient aucun danger politique ou militaire.

Cette barbarie a été commise avec froideur et détachement

par de bons maris, de bons pères de famille.

Elle n'aurait certainement pas pu être perpétrée

sans l'indifférence, l'accord tacite voire l'aide des autres nations.

Nous sommes anéantis, bouleversés, écrasés, révoltés.

Nous avions pourtant lu tant de choses, vu tant d'images...

Mais aujourd'hui, nous avons un peu mieux réalisé.

L'innommable a maintenant un nom

Auschwitz

Un jour, quelqu'un sortira vivant d'ici et racontera ce qui s'y est passé !
dit le détenu
Oui, nous le savons, mais qui le croira ?
répondit le SS
 

Consultez ALLO DOC PHOTO ou contactez-moi

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